RelevonsNous

Jeudi 29 octobre, de 6 h à midi · Rédigé par IA

Commerçants sinistrés : aide de 10 000 € et indemnités salariales

Les commerces touchés peuvent recevoir une aide directe allant jusqu'à 10 000 euros, et les salariés empêchés de travailler percevront une indemnité. Le gouvernement prévoit aussi de faciliter les ouvertures dominicales d'ici à Noël.

Les salariés empêchés de travailler percevront 60 % de leur rémunération brute, et 100 % s'ils sont au Smic, selon Lyon Capitale. L'État couvre intégralement la part de l'indemnité normalement à la charge de l'employeur.

Côté commerces, une aide directe pouvant atteindre 10 000 euros est annoncée pour les établissements de moins de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires et de moins de 50 salariés, selon La Libre.

Enseignes exclues et activité partielle demandée

Les enseignes et grands magasins sont exclus de ces aides directes, alors que certains ont subi des dommages importants, d'après La Libre comme L'Alsace. L'Alliance du Commerce demande qu'ils puissent en bénéficier, ainsi que la prise en charge à 100 % de l'activité partielle pour les établissements fermés pour raisons de sécurité, même sans dommages directs.

Dimanches ouverts d'ici Noël

Le gouvernement prévoit de faciliter l'ouverture dominicale des commerces d'ici à Noël et encourage maires et préfets à autoriser exceptionnellement ces ouvertures pour compenser les pertes liées aux manifestations, selon BFMTV et La Libre.

Les dérogations peuvent être accordées par le maire, et le préfet peut étendre leur nombre ainsi que celui des dimanches ouverts par an dans chaque département, indique BFMTV. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, se dit favorable à des ouvertures sur la base du volontariat des salariés, à condition que les commerces sinistrés soient prêts à reprendre : « ce sera sur la base du volontariat ».

L'Alliance du Commerce demande une circulaire aux préfets pour des autorisations exceptionnelles d'ouverture dominicale, selon BFMTV et L'Alsace, et a saisi le Premier ministre, les ministres concernés et les préfets.

Lyon : terrasses prolongées et redevances gelées

À Lyon, la Ville prolonge exceptionnellement les terrasses saisonnières et sur stationnement jusqu'au 30 novembre, pour 1 800 professionnels, alors qu'elles sont habituellement retirées au début du mois de novembre, selon Lyon Mag. L'adjoint chargé de l'économie, Éric Lambert, présente le gel des redevances comme « gage de confiance de la municipalité ».

Selon Actu Lyon, sur les 10 M€ du plan d'urgence voté par la Métropole, 6 M€ sont des prêts ; les subventions suffiraient à verser le montant maximal à une centaine de commerces.

Autoprotection et itinéraires de manifestation

La Région Auvergne-Rhône-Alpes annonce un dispositif d'aide à l'achat d'équipements d'autoprotection pour les commerçants, après les commerces vandalisés et pillés le samedi 17 octobre à Lyon, selon Lyon Première. Le gouvernement envisage d'imposer des itinéraires de manifestation hors des centres-villes pour protéger les commerces, selon BFMTV ; la préfecture du Rhône a interdit tout rassemblement dans un périmètre élargi au centre de Lyon samedi précédant le 31 octobre.

Bilans des commerces dégradés et baisse d'activité

Selon CCI France, plus de 2 500 commerces ont été dégradés lors des manifestations, dont 1 161 visés par pillages, saccages ou incendies, selon La Libre.

À Lyon, Lyon Mag compte près de 200 commerces touchés ou dégradés le 17 octobre, quand BFMTV en dénombre plus de 150. BFMTV rapporte aussi plusieurs dizaines de commerces pillés et un bâtiment de l'office du tourisme incendié et détruit dans la Presqu'île.

Les commerçants subissent d'importantes baisses de chiffre d'affaires liées aux manifestations et aux pillages ces dernières semaines, selon BFMTV.

À Nantes, plus de 130 commerçants ont signé une deuxième lettre ouverte adressée à la maire et au préfet de Loire-Atlantique pour exprimer un sentiment d'abandon après les pillages, selon Actu Nantes.

Sources