Mardi 27 octobre, de 18 h à minuit · Rédigé par IA
Commerces pillés : aides de l'État, prêt Bpifrance et CCI
Un fonds de l'État est annoncé pour les commerces pillés, ainsi qu'un prêt Bpifrance à taux zéro et, en Île-de-France, une aide d'au moins 8 500 euros. Les CCI les accompagnent aussi pour les plaintes, les assurances et les démarches administratives.
Les CCI recensent 2 488 commerces et entreprises touchés par les dégradations du 17 octobre, sur plus de 4 000 visités, selon Le Progrès ; L'Alsace avance le même total. Le Figaro en compte pour sa part 1 161 pillés, saccagés ou incendiés.
Selon Le Progrès, 1 061 commerces sinistrés ont été fortement dégradés et 643 restent fermés, un chiffre que L'Alsace donne aussi.
Aides : fonds de l'État, prêt Bpifrance et dispositif francilien
BFMTV rapporte qu'un fonds de soutien de l'État doté de plusieurs millions d'euros est annoncé pour les commerces touchés par les pillages. Le ministre du Commerce, Serge Papin, promet des aides garanties dès l'annonce, le fonds devant devenir effectif dans les prochaines semaines. BFMTV indique aussi que Bpifrance ouvre un prêt à taux zéro de 5 000 à 50 000 euros, en métropole comme dans les régions d'outre-mer.
En Île-de-France, le dispositif d'urgence régional, ouvert mardi 27 octobre, vise les commerces de moins de 50 salariés touchés par dégradations et pillages, selon ICI Paris. Il reprend celui créé après les émeutes de 2023. Une aide de 2 000 euros pour des équipements de sécurité s'y ajoute, ainsi qu'un soutien de 1 500 euros par dossier de la CCI. La Ville de Paris participera, sans montant précisé. Au total, l'aide atteindra au moins 8 500 euros.
Soutien psychologique et chômage partiel pour commerçants
L'Alsace indique qu'une centaine de commerçants ont eu recours au soutien psychologique de l'association Apesa.
Des mesures de chômage partiel ont été mises en place pour les commerçants concernés, selon BFMTV.
Annonces suspectes en ligne et convocation des plateformes
Les plateformes ont retiré 1 737 annonces suspectes de vendre des produits volés et banni 237 comptes, selon BFMTV et La Libre.
Environ 800 signalements ont été transmis aux autorités judiciaires, selon BFMTV, La Libre et Le Figaro, qui indique aussi qu'environ 500 annonces restent en cours d'examen ou sous investigation.
Le gouvernement a convoqué les plateformes de vente et réseaux sociaux le 19 octobre, selon La Libre et Le Figaro. La ministre déléguée au Numérique, Anne Le Hénanff, a exigé le retrait sans délai des annonces de produits suspects.
Lyon, Saint-Étienne et Roanne : des commerces fermés et des vigiles
À Lyon, 40 agents de sécurité privée ont été dépêchés la semaine précédant la publication pour protéger des commerces, rapporte L'Alsace.
Dans la métropole lyonnaise, à Saint-Étienne et à Roanne, 300 commerces ont été touchés, dont 190 encore fermés, selon L'Alsace. Le Progrès estime à 20 millions d'euros les dégâts à Lyon et Saint-Étienne ; à Saint-Étienne, environ 100 commerces étaient visés, dont la moitié dégradée ou pillée.
Le 24 octobre, la CCI France recense 50 commerces dégradés, selon Le Progrès. Le gouvernement en compte moins d'une centaine touchés, dont environ dix gravement dégradés, selon BFMTV.
Pause demandée, impact économique et mobilisation locale
La CCI France demande une pause dans les manifestations pour les commerces et appelle à la prudence avant le week-end d'Halloween, selon Le Progrès.
Les premiers retours des assurances évoquent un milliard d'euros de dégâts en France, selon Le Progrès, qui rappelle que novembre et décembre représentent jusqu'à 40 % du chiffre d'affaires annuel des commerçants.
À Bordeaux, le village du Challenge du Ruban Rose a été fortement dégradé pendant la manifestation du 17 octobre, pour une facture de 60 000 euros, selon Actu Bordeaux. À Rennes, un collectif d'environ 500 commerçants a lancé une pétition, qui a recueilli près de 3 000 signatures, pour réclamer un plan d'urgence et demande une rencontre rapide avec la maire et la préfète, selon Ouest-France.