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Mardi 27 octobre, de midi à 18 h · Rédigé par IA

Dégradations du 17 octobre : 2 488 commerces touchés

Le ministre Serge Papin a annoncé un fonds de soutien aux petits commerces touchés ; les CCI ont mis en place des dispositifs d'accompagnement psychologique, téléphonique et physique. Le président de CCI France, Alain Di Crescenzo, réclame l’interdiction des manifestations jusqu’aux fêtes de fin d’année, selon Nice-Matin.

Le ministre Serge Papin a annoncé un fonds de soutien aux petits commerces touchés et une aide pouvant atteindre 10 000 euros pour les plus durement atteints, rapporte Le Parisien.

Le premier bilan provisoire de CCI France recense 2 488 commerces et entreprises touchés le 17 octobre, dont 1 161 fortement dégradés, selon Le Figaro.

Des aides d'urgence et des demandes de compensation

Les CCI ont mis en place des aides d'urgence comprenant des cellules psychologiques, téléphoniques et physiques, selon 20 Minutes. Une centaine de commerçants ont sollicité les cellules d'écoute du dispositif Apesa au niveau national, selon Lyon Capitale.

La CCI demande des mesures de soutien à la trésorerie des commerçants, selon Lyon Capitale. Les CCI demandent aussi à l'État de compenser les pertes, et non seulement de reporter les charges comme le fait le prêt de Bpifrance, selon Le Figaro.

Un fonds d'urgence dans les Bouches-du-Rhône

Dans les Bouches-du-Rhône, un fonds d’urgence pour les commerces pillés a été créé et a recueilli près de 12 millions d’euros auprès d’acteurs publics et de grandes entreprises, selon Nice-Matin et 20 Minutes. À Marseille, des fourgons utilitaires sont mis gratuitement à disposition des commerces sinistrés, selon Nice-Matin.

Un amendement du gouvernement au projet de loi « casseurs-payeurs », consulté par France Inter, entend restreindre l'utilisation des plateformes pour préparer des actes violents ou des destructions, selon Franceinfo.

Environ 4 000 commerces touchés, Marseille en tête

Sur les commerces touchés le 17 octobre, 643 restaient fermés, selon le premier bilan provisoire de CCI France rapporté par Le Figaro. La métropole de Marseille compte 527 commerces touchés, la ville la plus touchée selon les chambres de commerce, un chiffre supérieur à celui de Paris et de l'Île-de-France, selon 20 Minutes et Franceinfo. Dans la zone Lyon, Saint-Étienne et Roanne, 307 commerces ont été dégradés, selon Nice-Matin.

Au niveau national, la CCI recense environ 4 000 commerces touchés par les dégradations depuis le 17 octobre, selon 20 Minutes. Cinquante commerces supplémentaires ont été touchés lors de la mobilisation du 24 octobre, selon Le Figaro. Le chiffre d'affaires des commerces de centre-ville baisse de 80 % les samedis de manifestation, selon CCI France, relayé par Nice-Matin.

Les dégâts liés aux violences du 17 octobre devraient dépasser ceux des émeutes de 2023, selon CCI France, qui évoque plus d'un milliard d'euros au 27 octobre. Le total est estimé à environ 1,1 milliard d'euros dans l'hypothèse haute retenue par la Fondation IFRAP, selon Le Figaro.

Nouvelle mobilisation le 31 octobre

Pour le week-end du 31 octobre, le président de CCI France recommande la plus grande prudence et invite les commerçants à consulter leur CCI avant d’ouvrir ou de fermer, selon Lyon Capitale. La carte officielle des mobilisations recense déjà 470 rassemblements pour samedi 31 octobre, après ceux des 17 et 24 octobre, et les Gilets jaunes appellent à une nouvelle journée de mobilisation, selon La Dépêche.

Lyon, Marseille, Toulouse et Le Mans : situations locales

À Lyon, près de la moitié des commerces touchés ont été sinistrés, pillés ou victimes de vols, a indiqué le président de la chambre consulaire couvrant Lyon, Saint-Étienne et Roanne lors d’un point presse le 27 octobre, rapporte Lyon Capitale. Le 17 octobre, la CCI a engagé une quarantaine d'agents de sécurité privés à Lyon, Saint-Étienne et Roanne, dispositif non destiné à être renouvelé, et une vingtaine de commerces ont pu être sauvés, selon Nice-Matin. À Lyon, une cellule de crise a permis de sauver une vingtaine d'établissements sur 200, selon 20 Minutes.

À Marseille, rue de la République, un appartement de 70 m² au cinquième étage a été détruit par un incendie lié à une trottinette en feu le 17 octobre, selon France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le couple de locataires sinistrés évalue la perte totale à 40 000 euros, l'assurance ne couvrant qu'une petite partie. Le bailleur leur a proposé un nouveau logement alors qu’ils devaient quitter leur chambre d’hôtel provisoire en fin de semaine suivante.

À Toulouse, les lettres rouges « Toulouse » installées devant la gare ont été dégradées lors de la manifestation du 17 octobre ; elles sont toujours en place, et leur devenir reste à préciser, selon Actu Toulouse. Au Mans, de nombreux commerçants ont protégé leurs vitrines par des barricades, dont la durée reste à évaluer, selon Ouest-France.

Sources